JT SATESE-CATER AVEYRON-2012 : LES STATIONS D’EPURATION MEMBRANAIRES dans les Côtes d’Armor

, par  Remi ROUXEL , popularité : 27%

Voici un résumé de mon intervention aux journées techniques SATESE-CATER.

"LES STATIONS D’EPURATION MEMBRANAIRES dans les Côtes d’Armor"

A ce jour, le département des Côtes d’Armor est équipé de 4 stations d’épuration membranaires :

2 stations à maîtrise d’ouvrage publique 2 stations à maîtrise d’ouvrage privée
Île de Bréhat - 1950 EH COOPERL à Lamballe - 300 000 EH (abattoir de porc)
Perros Guirec - 32 000 EH SIFDA à Plouvara - 83 300 EH (équarrissage)

La commune de Binic construit actuellement une unité de 16 000 EH.
Le choix du membranaire n’est pas exclusivement lié à l’enjeu bactériologique.

Deux des trois collectivités costarmoricaines équipées d’un membranaire ont choisi cette solution pour la compacité de cette technologie (absence de foncier ayant conduit à une restructuration sur le même site).

Les performances de ces unités sont très satisfaisantes sur les plans physico-chimique et bactériologique. Il faut cependant souligner que la membrane n’apporte rien pour le traitement de l’azote. Mais elle offre la possibilité de fonctionner jusqu’à 15 g/l (c’est à dire le maintien d’une aération prolongée lors de surcharge organique).

Le coût d’investissement est plus élevé qu’une unité boues activées classique, et le renouvellement des membranes est une charge importante dans le budget assainissement.
A noter que la consommation énergétique est plus élevée qu’une boues activées classique.

Face aux surcharges hydrauliques générées par les eaux parasites, le dimensionnement doit être finement pensé, car, contrairement à la boues activées classique, cette filière n’accepte pas un fonctionnement en mode dégradé.

La présence d’eau de mer dans les eaux usées est tolérée ; mais leur excès perturbe la flore bactérienne. Cette dernière réagit par la sécrétion d’exo-polymères qui colmatent les membranes. Les régénérations deviennent difficiles et les membranes s’altèrent.

Il est recommandé de disposer d’un prétraitement efficace.

L’application d’une solution membranaire pour les deux secteurs industriels costarmoricains évoqués ci-dessus est plutôt satisfaisante :
- ultrafiltration en préalable d’une d’osmose inverse pour réutiliser l’eau dans certains process de l’usine,
- objectif de qualité microbiologique et virale des eaux traitées élevé.

Enfin, pour l’exploitation, la technicité des stations membranaires requiert un bon niveau en épuration et en maintenance industrielle ; le choix de cette technologie induit souvent une exploitation en affermage ; ces prestataires sont souvent les filiales des constructeurs... .

Globalement, la solution membranaire est satisfaisante pour répondre à des problématiques bien ciblées.

L’exposé présenté lors des Journées techniques est disponible pour les adhérents AN&ARSATESE.
- Cliquez ici

Rémi ROUXEL
DiE / SATESE - Conseil Général des Côtes d’Armor
02.96.62.61.74

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